Vie de Maman

Ma vie de maman : la naissance de bébé

Après vous avoir partagé mes huit mois et demi de grossesse, je vous raconte avec émotion la naissance de notre bébé, le 17 septembre 2019 par césarienne programmée. Le coquin ne s’est pas décidé à tourner et est resté en siège décomplété jusqu’au bout. Paresseux ? Ou complètement bloqué ? Mystère mais il est né en plein forme. 😀 

Avant césarienne : l’appréhension

Les jours avant ma césarienne ont été difficiles, je suis passée par plein d’émotions (sans doute que les hormones n’ont pas aidées). J’idéalisais le peau à peau avec mon bébé dès la naissance, et pour ça, j’étais prête à passer par les contractions, par un travail de plusieurs heures… Mais je ne m’étais pas du tout préparée à une césarienne. L’annonce a été difficile à digérer.

Heureusement mon mari et ma famille ont été très présents et m’ont énormément soutenue. Je leur suis tellement reconnaissante car j’en avais vraiment besoin.

Le soutien et l’écoute attentive des proches sont très importants dans ce type de moment, et plus particulièrement de votre moitié.

by Cactus & Style

La date de la césarienne arrivant à grands pas, je fais ma valise et celle de bébé. Je me prépare pour ce jour si important dans nos vies… Et pour rencontrer notre fils, découvrir son sourire, son regard. Tout cela me semble irréel et tellement concret en même temps, c’est étrange. 

Le 16 septembre, jour précédent ma césarienne arrive déjà, et nous devons nous présenter aux admissions à 17h. Nous allons à la maternité pour un dernier check-up et pour programmer notre RDV du lendemain au bloc.

Lorsque nous arrivons nous sommes accueillis avec beaucoup de bienveillance par les sages-femmes qui nous emmènent jusqu’à une salle de préparation à l’accouchement pour le monitoring. Résultat : tout va bien, bébé est en parfaite forme donc notre RDV est programmé le 17 septembre à 9h, soit 7h à l’espace maternité.

Normalement pour une intervention le matin, nous devons rester à l’hôpital mais les sages-femmes ont été adorables, elles ont accepté que je passe la nuit chez moi au calme. 😉

Le 17 septembre, c’est le grand jour ! Il est 6h30 du matin, je suis dans la voiture en direction de la maternité et je réalise que dans quelques heures mon bébé sera né. C’est un sentiment assez étrange…

Le bonheur de voir sa frimousse

Après plusieurs heures de préparation et d’attente, à 9h30 le brancardier vient me chercher pour me descendre au bloc. J’abandonne mon mari qui part de son côté pour enfiler sa « tenue de combat » (jolie charlotte et ensemble rose 😛 ). J’ai un peu la boule au ventre…

Je suis seule, sans ma moitié dans le couloir devant le salle opératoire et, finalement, je commence à devenir un peu plus zen. Je fais le vide pour éviter de paniquer et ça fonctionne. Puis après quelques minutes, les sages-femmes m’installent dans le bloc, juste avant que l’anesthésiste arrive pour me poser la rachis.

L’anesthésiste arrive, me demande de m’asseoir et d’arrondir le dos le plus possible (avec gros bidou pas simple 😛 ). Elle touche ma colonne et pique dans mon dos. Et franchement ça fait moins mal que ce que j’imaginais, c’est plus gênant que douloureux. Maintenant que la rachis est posée, je m’allonge gentiment… Mais d’un coup, j’ai du mal à respirer, je me sens mal, vraiment mal. Je suis en train de faire une grosse baisse de tension et un malaise. L’anesthésiste réagit tout de suite et m’injecte « je ne sais quoi » qui me donne un coup de fouet pour me réveiller. Et ça marche ! A ce moment-là je réalise que mon mari n’est pas dans la salle, alors que le gynéco est arrivé et que j’entends qu’il se prépare pour la césarienne de l’autre côté du drap. A moitié dans les vapes, je demande à l’équipe d’aller chercher mon homme.

Heureusement une sage-femme est allée le chercher, je ne me voyais pas supporter cette épreuve sans lui.

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La césarienne a commencé. J’entends le médecin parler avec les infirmières et sages-femmes. Il commente ce qu’il fait : « Voici une jambe… La seconde… Et enfin voici sa petit tête. » Et là, nous entendons pour la première fois la voix de notre bébé (je suis émue et nostalgique de ce moment si particulier). Puis une sage-femme nous le présente avec un rapide peau à peau sous forme de joue contre joue, avant de l’emporter pour le nettoyer et le couvrir. Il est né à 9h58, en quelques minutes seulement.

A ce moment-là, mon mari est encore avec moi, pendant que l’équipe médicale commence à recoudre mon bas-ventre. Je suis impatiente de prendre mon fils dans mes bras mais je sais qu’il va falloir être patiente.

La sage-femme revient avec notre fils, me le présente de nouveau avant de repartir avec lui et mon mari. De mon côté, je part direction la salle de réveil pour 3h (je vous avoue que je ne pensais pas que ce serait aussi long)… Ensuite, on me monte dans ma chambre.

Après quelques minutes en tête à tête avec la sage-femme qui vérifie ma tension, la cicatrice, etc. je vois la porte s’ouvrir pour laisser apparaître mon mari poussant le lit à roulettes dans lequel dort notre fils. Je les aime tellement tous les deux !

Après césarienne : la galère

On ne parle beaucoup de l’après mais je pense important de vous la partager aussi.

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Le jour de la naissance, on ne sent presque rien, l’anesthésie est très présente mais dès le lendemain, c’est une autre paire de manches.

A peine arrivée dans ma chambre après la césarienne, la sage-femme m’annonce que vers 15h-16h aura lieu la première levée, pour aller aux toilettes. Franchement, je pensais que jamais je n’arriverai à me lever et à marcher jusqu’aux WC mais on est plus forte que ce que l’on croit. Même si je me suis déplacée comme une mamie, à la vitesse d’un escargot et avec la douleur, j’ai réussi le pari.

C’est vraiment important de se lever le plus rapidement pour avoir confiance en son corps.

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A partir du deuxième jour, la douleur est quand même très présente, il ne faut pas se mentir. Surtout pour s’occuper de son bébé, pas facile.

Heureusement, mon mari est resté à la maternité jour et nuit pendant toute la période où nous y étions bébé et moi.

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Nous sommes restés cinq jour à la maternité avant de rentrer à la maison. Le retour s’est très bien passé mais c’est compliqué de gérer un nouveau-né quand nous avons une mobilité limité, l’impossibilité de se baisser et de porter des choses. Je ne sais pas comment font les mamans dont le papa ne prend pas son congé paternité dès la naissance de bébé.

Sinon, je tenais à vous rassurer vis à vis des agrafes. Il y a aucune douleurs lorsqu’on les enlève, malgré ce que l’on pourrait croire. 😉

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Bilan : un merveilleux moment de notre vie, l’un des plus beau et sans doute le plus émouvant mais aussi l’un des plus difficile. Après 1 mois et demi, je ne regrette absolument rien. Mon fils et moi sommes tous deux en bonne santé et le Papa est le plus heureux !

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